Au départ, j’ai construit ce réseau inspiré du fameux réseau betteravier pour faire circuler les locomotives et les wagons que j’ai construit. Plus récemment, j’ai voulu qu’il représente davantage le chemin de fer réel de Vis-en-Artois en y ajoutant du matériel roulant typique de ce réseau.

 

L’Histoire :

 

L’origine du réseau remonte à la Première Guerre Mondiale : les Alliés comme les Ennemis développèrent, de chaque côté du front, leur propre système ferroviaire basé sur l’utilisation de la voie de 60 cm.

Après le conflit, c’est le Ministère des Régions Libérées (MRL) qui fut chargé de gérer tout ce matériel, afin d’aider à l’effort de Reconstruction des villes et des villages.

 

En 1925, une partie du matériel fut rachetée par un groupe industriel qui créa la « Société des Chemins de fer à voie de Soixante », pour ramasser les betteraves de toute la campagne environnante. Ce réseau ferré, d’environ 105 km de voies, était situé entre les villes d’Arras (Pas-de-Calais) et Cambrai (Nord).

 

En 1953, les ateliers de Vis-en-Artois décidèrent de moderniser leur matériel moteur : ils ont récupéré jusqu’à trois châssis de 230T Baldwin, en bon état, sur lesquels ils ont installés un moteur diesel et une boîte/pont ; le tout carrossé d’une caisse en tôle avec un faux tablier permettant la circulation du personnel autour des capots. Ces trois locomotives ont supplanté la traction à vapeur du réseau.

 

Sucreries

 

Gares

 

Dépôt de locomotives

Les voitures de voyageurs

Les locomotives

Zone de Texte: Les wagons

Echelle 1/43,5  —  voie étroite de 16,5 mm

Ce réseau est sorti pour la première fois en 1997 à l’occasion de Flandrail - l’exposition du club de Coudekerque-Branche (Nord).

 

A l’occasion de sa sortie à Châtellerault en septembre 2008, j’ai décidé de lui faire une beauté : nouveau décor et fond de décor. La scène est désormais située fin septembre 1959. La rentrée scolaire a lieu dans quelques jours et la campagne betteravière a débuté.

 

Voici quelques photos du réseau dans sa nouvelle version...

Quai de chargement

des betteraves

Quai à marchandises

Maisons

PN

Ponts

Péniche

Garage

Dépôt

Coulisses

Au petit matin, à la remise, l’équipe de la 230T Baldwin n°753 s’occupe des derniers préparatifs avant le départ. Le plein en eau et en charbon est fait. La journée va pouvoir commencer.

Déjà le tracteur n°20 attend la voie libre pour retourner avec une première rame pleine vers la râperie.

L’échange va pouvoir commencer : 2 vides contre 2 pleins… Les rotations seront nombreuses dans la journée.

 

Des fermiers attendent les wagons vides avec impatience pour y décharger leur récolte.

Entretemps, la Baldwin (version modifiée par l’atelier de Vis-en-Artois) manœuvre à la station d’Haucourt pour se remettre en tête sous le regard d’un clochard.

 

Un fermier tente de monter sa vache sur le quai. Elle est sans doute effrayée par le bruit de la loco.

La locomotive a échangé ses wagons. Elle est prête à s’élancer à son tour vers la râperie.

Le chemin de fer de Vis-en-Artois

Zone de Texte: Retour

A suivre...

Il est encore tôt, il fait encore frais. La machine tracte ses rames vides vers les points de chargement des betteraves.

Pendant ce temps, le tracteur n°20 emmène sa  rame de wagons lourdement chargés.

Il emprunte la voie qui se dirige vers la râperie.

Le tracteur s’élance sur la rampe derrière le château d’eau.

 

Au même moment, au dépôt, l’équipe sort une seconde vapeur : la 040T DFB n°4.

 

Un pêcheur prépare son embarcation.