Le concept

 

Le réseau représente la petite gare fictive d’Inchy-en-Artois. Il n’y a jamais eu de voie ferrée qui arrivait à Inchy en réalité mais le modélisme permet de faire travailler son imagination…

La ligne d’Inchy appartient aux VFIL. Elle prend naissance sur le tracé du Boisleux-Marquion-Cambrai entre les gares de Quéant et de Marquion pour se diriger vers le sud. Elle traverse la campagne par le biais de quelques rampes et autres courbes, atteint la localité d’Inchy-en-Artoisce village existe réellement. Après avoir franchi la rivière nommée «l’Hirondelle», le voie rejoint la gare, près du centre. C’est le terminus de l’embranchement depuis l’amputation du reste de la ligne par manque de trafic…

Le trafic

 

La gare est desservie, en semaine, par 3 Allers/Retours voyageurs quotidiens en autorails (n°21 Billard ou n°211 CGL). Le dimanche, 2 dessertes suffisent. En cas d’affluence, une voiture de voyageurs est attelée à l’autorail (le n°211). Parfois, c’est une locomotive et quelques voitures à essieux qui desservent la ligne.

 

Les trains de marchandises circulent à la demande afin de desservir les clients rattachés au rail : négociant en combustibles, agriculteurs locaux, usine de conditionnement des pommes de terres, halle à marchandises et voie de la cour (débord)… Un livret d’exploitation pour le réseau est rédigé.

Le plan de roulement

 

J’ai simplement utilisé un contreplaqué de 5 mm vissé sur des chandelles, elles-mêmes fixées sur les entretoises en biais. Ce système est léger et très solide.

Le tracé

 

Après des dizaines de schémas sur une simple feuille de papier, lorsque le plan définitif est obtenu, on peut passer au plan aux dimensions 1/1 : le plan du réseau est dessiné sur un papier déroulé et coupé aux dimensions du futur réseau.

 

Les aiguillages sont photocopiés ; ils sont posés en fonction des besoins. Après quelques essais, le tracé définitif est obtenu. On trace l’emplacement des voies et on colle les photocopies d’aiguillages.

 

La menuiserie

 

Le réseau est constitué de deux modules de 1,45 m de long sur 50 cm de large. J’ai utilisé le principe du porteur en L (L-Girder) adapté à la conception de mon réseau : L-girder simplifié ; je l’ai baptisé M-girder à cause des entretoises en biais et M comme Molinaro !

Suite

La pose de la voie

 

La voie provient de chez Peco. C’est le modèle de type « Bull head » au code 124, qui rappelle le rail à double champignon utilisé autrefois sur les lignes secondaires en France. La voie desservant l’embranchement particulier (vers la droite) est construite à l’aide de traverses en bois et de rails Peco de type vignole au code 100 (HO). J’ai utilisé les tirefonds de chez L’Octant pour fixer les rails.

 

Les rondelles visibles sur la photo maintiennent provisoirement la voie Peco en place jusqu’à la pose du ballast...

L’encombrement des bâtiments

 

En dessinant les plans du réseau, j’avais marqué l’emplacement et l’encombrement des bâtiments. Au cours de la construction de la plateforme de roulement, j’ai essayé de construire des bâtiments simplifiés, genre de maquettes de carton, afin de me rendre compte des bonnes proportions et du rendu général. Cela évite pas mal d’erreur…

 

Les formes de certains bâtiments ne sont pas définitives. Certaines ont changé.

 

 

Les moteurs d’appareils de voie

 

Je voulais quelque chose de fiable, de réaliste et surtout robuste pour une exploitation sans faille par un seul tableau de commande situé à l’avant du réseau. Les moteurs Tortoise se sont imposés rapidement : moteur à mouvement lent, pas d’entretien, fiabilité, facilité de câblage (seulement 2 fils).

 

La hauteur réduite sous le réseau m’a contraint à installer ces moteurs en position couchée. Un support en bois permet de les maintenir en place et des vis permettent différents réglages. Les tiges d’acier sont pliées afin de venir se positionner dans le trou de commande de la traverse mobile de l’aiguillage.

Le câblage

 

Le câblage se résume à un bus de 2 conducteurs pour l’alimentation de la voie, qui s’étire tout le long du réseau. Des pontages électriques terminent le câblage. Cinq séries de fils + 1 commun relient les moteurs d’aiguilles.

 

Les cœurs et les lames des aiguillages sont pontés à l’aide de fil hyper souple afin de parfaire les contacts.

 

Des fiches banane assurent la liaison entre les deux modules. Elles suivent un code de couleurs.

Les premiers essais de circulation

 

Lors des premiers essais d’exploitation, j’ai pris une série de photos…

Ces tests m’ont permis de déceler les défauts à corriger avant la phase suivante :

la décoration de la voie. Cliquez sur la photo à droite pour un diaporama...

La pose des dételeurs

 

La voie étant fixée et ne voulant la démonter pour installer les dételeurs, j’ai donc découpé délicatement l’intérieur des traverses.

 

J’ai ensuite découpé la plateforme en contreplaqué supportant la voie à la scie sauteuse.

 

J’ai ensuite installé les aimants puis replacé et collé les traverses…

 

Après ballastage, les dételeurs seront cachés. C’est plus réaliste. Un moyen très simple permettra de les localiser...

Les raccords de la voie

 

Sous chaque extrémité de rail, il y a une vis en laiton soudée. De cette façon, la voie ne peut se déformer et le raccord tombe toujours juste.

 

J’ai ajusté et collé des traverses au niveau du raccord...

La décoration de la voie

 

Je commence par passer un voile de brun foncé à l’aérographe sur l’ensemble de la voie.

 

Ensuite, j’ajoute au pinceau une couche de couleur rouille sur le flan du rail : la teinte est plus foncée à l’intérieur du rail, ainsi qu’autour des parties mobiles (lames) et des cœurs.

 

Je frotte de la peinture gris clair presque sèche sur les traverses pour faire ressortir le grain du bois.

Flèche droite: Premiers essais de circulation
Cliquez sur la photo

CHEMIN DE FER DE BOISLEUX-MARQUION-CAMBRAI

Echelle O   1/43,5

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